Les meilleurs plans et systèmes sont mis en échec s’ils ne couvrent pas les scenarii de danger et de risque qui s’abattront sur un site.

Les meilleurs plans et systèmes sont mis en échec s’ils ne couvrent pas les scenarii de danger et de risque qui s’abattront sur un site.

Nov 6th, 2009

Utilisons les glissements de terrain comme un exemple, mais il y en a tant d’autres...

De nombreux glissements lents actifs (en mouvement quasi continu allant de quelques millimètres par an à quelques décimètres par an) sont connus et repertoriés dans l’arc alpin. Ces phénomènes ont des impacts potentiels parfois très élevés tant au niveau de communautés qu’à celui de certaines industries (transports, énergie, tourisme) et font l’objet de programmes de recherché poussés.

Un de ces glissement était déjà sous monitoring en Octobre 2000 et présentait un comportement lent, sensible aux variations de pluviometrie. Les conséquences d’une éventuelle rupture d’équilibre avaient été définies comme extrêmes, puisque une obstruction de la valée sous-jacente pouvait se produire, suivi par une rupture qui pourrait entraîner une avalanche de boue de grande intensité frappant de plein fouet un village en aval.

L’importance d’observer, effectuer un monitoring

La vitesse de déplacement, évaluée grâce au monitoring, peut être utilisée comme critère d’alerte et comme critère pour définir la fréquence des mesures afin de mieux pouvoir prévenir ou dater un potentiel événement catastrophique.

Les vitesses de déplacement enregistrées au cours d’octobre et novembre 2000 montrent clairement qu’au pire de la crise, ces vitesses étaient bien supérieures à celles définies comme critiques dans la littérature spécialisée, ce qui correspondait donc à un niveau d’alerte et demandait une surveillance journalière, ce qui était le cas.

En fonction des déplacements et des vitesses le plan de protection civile fut déployé correctement, mais l’intesité de l’avalanche de boue et sa genèse furent si differentes de la prévision, que malgré tous les efforts des victimes furent à déplorer.

Douloureuse conclusion

Il résulte donc évident que les meilleurs plans et systèmes peuvent être mis en échec si les scenarii de danger et de risque ne couvrent pas le dangers et risques qui s’abattront sur un site. Cette constatation renforce donc la nécessité de recourir à des experts dans le développement de scenarii pour créer des études de risques locales ou régionales qui couvrent, avec la meilleure fiabilité possible l’ensemble des aléas potentiels

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Category: Risk analysis, Risk management

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